Un fumeur sur deux est mal informé sur l’e-cigarette

Ce mercredi 31 mai sera la Journée mondiale sans tabac, une initiative destinée à encourager les fumeurs à arrêter le tabac. Actuellement, l’e-cigarette connaît un succès grandissant. Une étude récente réalisée par Mensura, Service externe de Prévention et de Protection au Travail, a révélé que les connaissances des fumeurs en matière de vapotage sont encore lacunaires et que leur perception de l’e-cigarette est souvent erronée. Dans le cadre de la prévention de la santé, les employeurs ont donc un rôle important à jouer en matière d'information.

La moitié est mal informée
Une étude de Mensura a révélé que la majorité des fumeurs croient être bien informés concernant l'e-cigarette, mais il n'en est rien. Ils tiennent surtout leurs connaissances des médias et du bouche à oreille. Il s'avère que la moitié des personnes interrogées font beaucoup d’erreurs sur des questions spécifiques concernant le vapotage. Par exemple, une personne sur trois pense que la cigarette électronique est un moyen validé par l’Organisation mondiale de la Santé pour arrêter de fumer. Ce qui est absolument faux.

Une nouvelle manière de fumer
Il s'avère en outre que près de deux vaporateurs sur trois voient l’e-cigarette comme une nouvelle manière de fumer plutôt que comme un moyen pour arrêter.

Concernant le fait d'arrêter de fumer, deux personnes interrogées sur trois n'ont jamais consulté un expert en la matière et un tiers des personnes qui souhaitent arrêter de fumer pensent pouvoir le faire sans aide extérieure. Seuls 2 % des personnes qui arrêtent sans encadrement ou aide extérieure tiennent encore le coup après un an.  Parmi les personnes qui bénéficient de l'aide d'un spécialiste, 25 % n’ont pas repris après un an. Avec l'aide de la thérapie comportementale cognitive et de substituts de la nicotine, ce chiffre passe à 40 %.

Rôle important pour les employeurs
Comme le tabac ordinaire, l’e-cigarette n'est pas une option sur les lieux de travail. Aux termes de la législation belge, les cigarettes électroniques sont classées comme des « produits tabac ». Les personnes qui souhaitent vapoter doivent donc se rendre dans un espace prévu à cet effet ou à l'extérieur.

Selon Erik Carlier, Directeur Health chez Mensura,  l'employeur a un rôle important à jouer en matière d'information concernant l'e-cigarette. « Les résultats de l’enquête réalisée chez Mensura nous permettent d’affirmer : Il est clair que les travailleurs ne sont pas encore suffisamment informés et que l’e-cigarette est mal connue. Dans le cadre de la prévention de la santé, les employeurs peuvent jouer un rôle important à cet égard en informant correctement leurs travailleurs. Ils peuvent faire savoir que l’e-cigarette n'est pas une manière de fumer « plus sainement ». Premièrement, cela reste nocif, avec des effets inconnus à long terme, et l'addiction subsiste. Deuxièmement, l'e-cigarette peut éventuellement être utilisée pour arrêter de fumer, moyennant l'encadrement d'un professionnel et si des produits de remplacement de la nicotine traditionnels n'ont pas donné de résultats. »

 

* Étude réalisée entre avril et octobre 2016 auprès de 640 fumeurs et ex-fumeurs.

 

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Wilma Schippers Contact presse, Blyde
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